Femme
Ô femme, ô femme !
Tu n’s’ras jamais l’égal’ de l’homme,
Qui n’s’ra jamais égal à toi ;
Que les sexistes me pardonnent
Cett’ vérité digne de foi
Qui fait appel à l’évidence :
Hommes et femm’s sont différents,
Les opposer n’a pas de sens,
Complémentair’s sont leurs talents.
Dans les espaces de la vie,
Peut-on comparer chêne et rose,
Ell’ dont les couleurs font envie,
Et lui, dont la force en impose ?
Jamais la plus haute montagne
Ne sera rival’ de la mer,
Car l’une et l’autre, comm’ la campagne
N’ont pas les mêmes caractères…
Ô, femme,
Quelles que soient les apparences,
L’homme et toi n’êt’s pas similaires :
Vous cultivez les différences
Jusqu’au plus profond de votre être,
Riche chacun de vos trésors
Qui ont racin’ dans vos hormones,
Qui font que c’n’est pas le plus fort
Qui peut donner la vie aux mômes.
App’lée souvent le sexe faible,
Femme, ta force, c’est la tendresse
Qui peut protéger, comme une aile,
Sans que ce soit de la faiblesse…
Tu sais gérer le sex’ dit fort
En réveillant tous ses émois,
Et même, dans le corps à corps,
C’est autant toi qui fais la loi…
Ô femme,
Tu n’s’ras jamais l’égal’ de l’homme
Qui n’s’ra jamais égal à toi ;
Que les sexistes me pardonnent
Cett’ vérité qui va de soi :
L’homm’ n’est pas toi et toi, pas lui,
Mais fruits de la diversité ;
Femme, sois libr’ sans alibi,
Car fièr’ de ta féminité !
Ô femme,
Tes féminines qualités
Méritent, exigent respect et équité.

